munjongue

Culture: Yaoundé aux Rythmes de l’Afro Jazz Festival

12/4/12

Afro Jazz Festival: Demandez le programme

La 2eme édition s’ouvre ce jour sous le signe de la renaissance. Plus d’une dizaines d’artistes Musiciens, peintres, bédéistes et photographes invités à y participer jusqu’à vendredi prochain. Jean Yves Mbome est le président de l’agence loves jones entertainment. Il présente cette 2eme note.

  »Nous voulons ramener la musique Afro Jazz à la surface »

 Quel est le concept de Afro Jazz Festival?

Il s’agit pour nous de mettre en avant les  jeunes artistes influencés par la musique Jazz melée à des sonorités africaines.Une musique Afro Jazz très appréciée par les mélomanes et connue au niveau international. C’est pour cette raison que nous  avons lancé ce projet l’année dernière afin de contribuer au rayonnement culturel du Cameroun.

Vous avez opté cette année, pour des artistes évoluant dans le registre Gospel. Pourquoi un tel choix?

On a remarqué que beaucoup d’artistes camerounais évoluent aujourd’hui dans ce registre. Ils excellent là dedans. En plus, ils sont pétris de talents.

Quels ont été les critères de selections?

La variété, le talent et l’univers ont primé. à la fin , la musique c’est ça . le vrai artiste crée un univers qu’il partage avec le public. Il faut ajouter que nous n’avons pas fait un casting de 10.000 personnes.Mis à part l’Afro Jazz Festival, on organise souvent des mini-shows, des afters-works, c’est des artistes qu’on a déjà vus sur scène.

En dehors de la musique , l’édition 2012 met en lumière d’autres arts…

C’est une touche loves jones.On aime bien mélanger. fusionner les genres. C’est plus ce type de concept que nous mettons en avant.C’est ainsi qu’on a pensé à dérouler aussi le tapis aux peintres, aux bédeistes et aux photographes. Parmi ces artistes, Yannick Dembou, Samy Manga.

Et si on parlait des artistes invités à y participer.

Il y a  le  gospel Jam, génération shine, le bassiste Valneza Talla de Douala, Mary Lissom, Alain Sax, Papy Anza de Douala , l’Africa Free Jazz Artkestra, le Hilton house Band, le  Moreh’Mboa, Guy Michel Kingue. Le groupe Macase va boucler la boucle de ce festival.

Un mot sur le thème » Cameroun-Berceau et renaissance »

Si nous avons choisi ce thème, c’est juste parceque nous voulons ramener la musique Afro Jazz à la surface, grâce à ces jeunes qui n’ont pas oublié qu’ils viennent du Cameroun, le berceau de nos ancêtres et qu’ils ont le devoir de vendre  leur culture, celle des percussions, du Balafon, de la guitare tradionnelle.

 

 

 

 

Le nouveau lexique des vendeurs de Yaoundé

12/4/12

Le nouveau lexique des vendeurs de Yaoundé

Pour écouler leurs marchandises, la plupart des commerçants du Cameroun s’inspirent de leur vécu quotidien où emploient simplement des expressions propres à leur imagination. Des expressions à majorité comiques et qui ont le chic de vous tordre de rire.

« Tuez les cafards à sec. Tuez les rats à 100 frs CFA. Tuez même le bâilleur à 100 frs CFA, ça vous évitera de payer le loyer. Tuez le bailleur à sec ». Eric Koa hèle les clients en braillant ces paroles comme le refrain d’une chanson. Mais bien avant de hurler à tue-tête, cet homme d’une vingtaine d’années a pris le soin d’étaler ses poisons contre rats sur un sac en matière plastique à même le sol, à l’entrée du marché d’Essos, dans le 5eme arrondissement de Yaoundé. Comme lui, D’autres commerçants font de même pour leurs produits « I’am deballing ! I’am cassing the price ». Entendez « Je déballe. Je casse les prix ! 500 au lieu de 1000 Francs Cfa le tricot, c’est cadeau ». La stratégie fonctionne. Car à peine interpelés, les clients accourent. Sourire aux lèvres « Je viens voir leurs articles parce qu’ils m’ont appelé », explique une ménagère.

Les raisons d’une telle approche

Les samedis matin, jour de déballage dans la quasi-totalité des marchés de Yaoundé, les commerçants de tous bords veulent absolument écouler leurs marchandises avant la fin de la journée « Si en déballant, tu choisis de te taire au lieu d’appeler les clients, tu vas rentrer sans un sou. Il faut trouver le moyen de les attirer au maximum et crier de la sorte, ça aide. On réussit à écouler toute la marchandise», indique un vendeur de chaussures friperie.

Les astuces de vente

Pour maximiser leurs chances, ils multiplient les artifices. En plus des expressions propres à leur imagination ou simplement à la mode. Les commerçants font appel à Molière et Shakespeare pour construire leur Pidgin-english. Illustration avec ce vendeur de médicaments traditionnels « Les enfants qui pètent partout là. «  Poum ! Poum ! » : Ce sont les vers. I have the medecines, to cure them- J’ai le remède qui soigne. Une herbe miracle que vous ne trouverez pas ailleurs. Sorry this pikin with big head like watermelon ». Entendez : « Ayez pitié de ces enfants aux grosses têtes comme les pastèques. Faites un effort et déboursez 200 frs Cfa pour les sauver». À l’écoute de ce ressortissant du nord-ouest Cameroun, les passants pouffent de rire.

C’est aussi le lieu indiqué, pour savoir quelles sont les chaînes de télévisions qui ont la cote en ce moment. « Mama ! c’est Canal 2 en direct, si tu veux voir les bonnes choses, c’est sur Canal 2 en direct (Canal 2 est une chaine privée du Cameroun).

Les inconvénients de cette technique.

Il arrive que les clientes n’apprécient pas l’invitation qui s’accompagne souvent de gestes déplacés. « Récupères ta malchance là, laid type »,  réplique une ménagère à un vendeur de lingerie qui vient de lui accrocher son article sur la tête

Ce marketing en plein air, se fait dans un brouhaha indescriptible. Tout le monde parle en même temps «Ça sort. Les jolies choses au ballot ! Si tu as les lolos (poitrine) de Pamela Anderson. Il y a ta taille. Ma chérie, achète les beignets de sangokou !»

Quand ce n’est pas de la publicité pour vêtements que les commerçants font, c’est celle des denrées alimentaires. Morceau choisi : «Noyaux ? Noyaux ? Qui veut les noyaux ?» Entendez « Qui veut la noix de kola ? »

 

Infanticide à Nkolndongo

11/25/12

Deux frères respectivement âgés de 7 et 8 ans ont étouffé leur cadet de 11 mois dans un drap. Le drame est survenu hier vers 22 heures, au quartier Nkolndongo dans le 4ème arrondissement de Yaoundé. Les parents étaient absents.

Mr Messebe  est sous le choc. En route pour le cimetière ce dimanche matin, il raconte l’air fourvoyé, les circonstances dans lesquelles son nourrisson est décédé « Ma femme et moi étions absents de la maison. Mes fils ont dit au commissariat qu’après notre départ, ils sont entrés dans notre chambre à coucher . Ils ont transporté le bébé jusque dans leur pièce. ils ont ensuite enlevé les traverses du lit pour l y installer. Mais avant ils l’ont enroulé dans un drap » Le géniteur d’une trentaine d’années ajoute » on a trouvé qu’ils dormaient sur le bébé quand nous sommes rentrés » A la vue de son bébé inerte, la maman aurait quitté la maison en courant.  Et jusqu’ici, elle reste introuvable. Interrogés au commissariat de police de Nkolndongo, les deux gamins pointent une main invisible «  C‘est quelqu’un qui nous a envoyés » soutiennent- ils. Qui donc ? Ils restent muets comme une carpe. Sous l’ordre du commissaire de police, les parricides présumés ont été Relâchés pour des raisons qu’on ignore encore. L’infraction d’infanticide étant condamnée par la loi camerounaise, les auteurs-mère- peuvent en courir jusqu’à 5 à 10 ans d’emprisonnement « Art 337-340 du code pénal. A la question de savoir ce qu’il compte faire de ses rejetons? Mr Messebe promet  de « Les priver de tout »

                                                                                                                                                                     Rose Munjongue

 

Main courante

11/19/12

Une collision entre un grumier et une voiture fait 3 morts.

L’accident s’est produit vers 3 heures, ce matin au quartier Ahala dans le 3eme Arrondissement de Yaoundé. Chargé de billes de bois, le camion grumier immatriculé LT- 850-3A a violemment percuté une Toyota immatriculée CE 071 ED au lieu dit axe lourd. Il venait de quitter son entrepôt à Mvan, pour une livraison dans une entreprise située non loin de là lorsqu’il est rentré dans la petite voiture. De retour de la ville de Ngoumou à plus de 41 kilomètres de Yaoundé, celle-ci avait à son bord 3 passagers. Tous sont décédés sur le coup. Seul le conducteur du poids lourd s’en est tiré idem. Les témoins de cet accident pointent l’excès de vitesse et l’imprudence des deux conducteurs.

Le téléphone tue un coiffeur à Fouda.

La victime a rendue l’âme quelques minutes après son admission aux urgences de l’hôpital Central de Yaoundé, samedi vers 20 heures. 1 heure plutôt. Rodrigue. M, Barbier au quartier Fouda ferme son salon de coiffure. Il s’apprête à traverser la route lorsqu’il est renversé par une voiture. Selon des témoins, le chauffeur a perdu le contrôle de son véhicule au moment ou il était au téléphone. C’est à cet instant qu’il a heurté le coiffeur. Le corps du jeune homme d’une trentaine d’années a été transporté à l’hôpital, une trentaine de minutes plus tard. Les habitants du coin et l’automobiliste ont d’abord échangé des coups de poings avant de s’en occuper.

Vol d’une Mercedes : 4 individus aux arrêts.  

 Ils sont actuellement gardés à la division régionale de la police judiciaire du centre. Les quatre hommes ont été pris la clé sur le contact hier, par les éléments de la Drpj. L’arrestation a eu lieu au quartier Madagascar, dans le 2eme arrondissement de Yaoundé. C’est la sœur du propriétaire du véhicule qui a donnée l’alerte. La Mercedes avait été volée vendredi dans une garderie située au rond-point Nlongkak, dans le 1er arrondissement.

Munjongue Rose.  

Cambriolage au lycée bilingue de Mendong, à Yaoundé

11/12/12

                        5 suspects recherchés

Plus d’une soixantaine d’ordinateurs, des réfrigérateurs et des téléphones emportés. Le forfait a eu lieu dans la nuit de dimanche dernier. Les auteurs présumés ont défoncé les bureaux du proviseur, du censeur et du comptable-matière.

Censorat du lycée bilingue de Mendong, après le cambriolage

C’est un corps enseignant  dépassé par les évènements que nous avons rencontrés ce matin, au bloc administratif du lycée bilingue de Mendong dans le 6ème arrondissement de Yaoundé. Des dossiers d’élèves, du personnel et du matériel informatique éparpillés dans les escaliers et dans les bureaux, les uns et les autres s’interrogent « Comment est ce qu’on peut se comporter ainsi ? Mais que s’est-il passé réellement ?

Mme Owona Marie Crescence, le proviseur de cet établissement scolaire explique d’une voix lointaine « Hier vers 22h30, je regardais l’émission télévisée « scènes de presse » sur la Crtv, quand j’ai reçue un appel m’informant  de ce que des individus  venaient  de piller mon bureau, ceux de l’intendant et du comptable matière. J’ai immédiatement appelé les forces de l’ordre et ma hiérarchie »  Elle poursuit « ils ont pris plus de 60 ordinateurs. Ce matériel  était un don d’une association camerounaise de la diaspora qui devait bientôt servir à la nouvelle salle d’informatique, même les appareils de musique que je gardais dans mon bureau, des téléphones et des réfrigérateurs ont été emportés. Heureusement  que j’avais donné l’ordre de ne jamais garder de l’argent à l’école »  avance t-elle avec affliction.

L’un des suspects encore en fuite est un gardien du lycée bilingue de Mendong. Son collègue confirme « Nous sommes à 3 ici, l’un d’entre nous est arrivé vers 22 heures au lieu de 18 heures. Il m’a appelé. C’est au sixième appel que j’ai répondu. Quand il s’est approché de moi, il m’a dit que ses choses doivent sortir. Je lui ai demandé quelles choses ?  Il a insisté en disant que si ces choses ne sortent pas, il va me tuer. Subitement 4 autres personnes masquées sont entrées.  2 étaient armées de pistolets. Mon collègue a demandé qu’ils tirent sur moi, ils ont refusé. Ensuite, ils m’ont trainé jusqu’à l’entrée du bloc administratif et m’ont demandé de me coucher. L’un d’entre eux est allé chercher un pick-up de couleur noire qu’ils ont garé à l’entrée. Mon collègue a alors ouvert les portes avec sa clé et ils se sont servis avant de partir » explique t-il  l’air désappointé.

Selon le proviseur du lycée bilingue de Mendong, c’est « la 4ème fois depuis le début de l’année que l’école est dévalisée.  On a cambriolé la bibliothèque 2 fois. Le dernier vol remonte au 11 septembre dernier. Cette fois- ci, on va tout faire pour retrouver les coupables, les enquêtes sont en cours » conclut-elle avec conviction.

                                                                Rose Munjongue, à Yaoundé, Cameroun.

 

La Joconde : entre déception et joie

10/23/12

la vieille dame se laisse photographier

 

« La Joconde que je viens de découvrir  n’a rien à voir avec l’idée que je m’étais faite d’elle. Quand on en parlait autour de moi ou quand je la voyais à la télé, j’étais sur que c’était quelque chose de grandiose, mais rien. C’est juste un petit tableau sans intérêt ». C’est une grosse déception pour cet américain de 30 ans. Venu découvrir le chef d’œuvre de Léonard de Vinci, tant couru par le monde depuis 5 siècles, l’homme aux traits filiformes et à l’accent très prononcé se presse de sortir du musée du Louvre, en cette matinée de lundi, mi-ensoleillée. Des regrets pleins le cœur « C’est mon 1er voyage à Paris et à cause de ça, je suis vraiment déçu ».

Et pourtant ce n’est pas l’impression que sa compatriote d’une quinzaine d’années exprime face à la vieille dame « C’est incroyable ! C’est mystérieux et beau ! Tu ne peux pas dire si la Joconde sourît ou si elle te regarde simplement, c’est vraiment magique, c’est la deuxième fois que je viens en France pour la voir ». Confie t elle émue, aux amis qui l’accompagnent.

Comme elle,  nombreux sont les visiteurs dont les visages rayonnent de joie à l’étage1. La salle des peintures italiennes ou la Joconde ravit la vedette à ses voisines, aujourd’hui encore. Tenez cet asiatique d’origine chinoise. En visite pour la 1ère fois à Paris, Il a du mal à cacher ses dents. Son i pad grand format entre les mains, il fait défiler les clichés de la « Monna Lisa ». Pour lui, C’est un peu le ouf de soulagement après des minutes passées à se bousculer devant la petite peinture qu’un grand cadre photo en verre transparent protège. A la question de savoir si l’idée de revoir l’épouse de Francesco Del Gicocondo dite Mona au cours d’une exposition prévue en Italie en 2013-Une société italienne vient d’en faire la demande au musée du Louvre de  Paris-le chinois répond amusé « Paris compte beaucoup d’œuvres d’art, ce serait bien de la partager pourquoi pas ! ». Hélas, ce sera pas pour demain.

« La Joconde est extrêmement fragile et son transport est absolument inenvisageable » a déclaré vendredi dernier le Musée du Louvre. Informé, le chinois fonce droit vers la sortie sans mot dire.

                                                                                          Rose Munjongue, à Paris

 » Dans la gueule d’un métro de Paris »

10/22/12

Ambiance entre le trajet Cours st Emillion-châtelet dans le 12e arrondissement de Paris, le 19 octobre dernier.

Drôle d’ambiance

8h05.Cours St Emillion. Métro 14, en direction de châtelet. La grosse ferraille de plus de 4 mètres de long vient de vomir son contenu, quand d’autres personnes se hâtent de se faire avaler par elle. On l’entend alors refermer ses « multiples bouches », dans un cliquetis assourdissant et repartir de plus belle dans un vrombissement continu.
A l’intérieur de sa gueule, hommes, femmes, enfants ont déjà pris place sur des sièges passagers un peu mal lunés. Debout, certains sont adossés sur les ouvertures closes ou agrippés à ses bras de fers. Les parfums des uns et des autres étouffent l’odeur de la chair humaine.
En ce début de week-end où le vent souffle de plus belle, le Métro 14 semble avoir trop mangé, tellement il est plein. Fait habituel. Blancs, noirs, asiatiques, américains se regardent en chien de faïence. Les rares conversations s’étranglent au ronflement du R.E.R.En attendant le prochain arrêt. Bercy. On feuillette les journaux. On dévore les livres, On tripote son téléphone i pad ou i phone. On toise l’inconnu. Le plus drôle de tous. On menace de tomber à la vitesse de la « chenille grise ». Soudain du haut parleur, une voix d’homme suivie de celle d’une femme répète ces consignes en un laps de temps en français, en anglais et en Italien « Bercy, Descente à gauche… ». La scène décrite à l’entame se reproduit alors. Sauf que maintenant on ressemble moins à des sardines embrigadées dans des boites. C’est reparti, le train-train.
Un coup d’œil rapide sur le panneau luminaire fixé au dessus des têtes indique la prochaine destination. Gare de Lyon. L’engin électrique rejette et se nourri à nouveau avant de s’ébranler. L’arrêt final châtelet. 8h 15.Terminus. Certains se ruent vers la gueule du métro. On est pressé.

Rose Munjongue, à Paris

« Le bonheur au bout de la table »

10/15/12

Portait-rencontre avec un restaurateur Breton à la rue Argoût, dans le 2e Arrondissement de Paris le 12 octobre dernier.

 

Vous voulez ma soupe?

« Ça va très bien, les clients sont contents » Nicolas Simon a de quoi être heureux. Le bout d’homme de trente ans s’accorde enfin une pause-déjeuner bien méritée, après avoir servis un peu plus de 80 clients en l’espace de 6heures d’horloge, dans son restaurant aux allures rustiques. Décoré dans les tons gris et blancs, celui-ci sent bon le pain frais, au détour de la rue Argoût, dans le 2e Arrondissement  de Paris. Pour se féliciter d’une nouvelle aussi gaie, ce passionné de la restauration se permet une soupe de poissons et choux fleurs concoctée par les soins de son chef. « C’est la spécialité du jour. Je vais ensuite l’accompagner d’un Burger poissons, d’une tarte aux figues et mascarpone ». Confie t-il, le sourire large comme une casserole. Le Breton qui a troqué des billets de banque contre des casseroles depuis 3 mois ajoute « je travaille depuis 9heures ce matin, ce n’était pas facile ». Il précise ensuite que dans son espace « les spécialités sont françaises et traditionnelles. En plus on n y sert que des vins de bourgeonnes ». Il s’empresse de vider son plat de soupe servi avec du pain dans une assiette creuse de couleur blanche. « Après déjeuner, je vais aller m’occuper de mes dernières créances » lance-t-il sur un ton convivial, à l’interlocuteur qui veut lui grignoter encore un peu de temps. Même si pour le moment, le Restaurant « La Brigoût » est encore vide. Nicolas Simon veut pouvoir s’occuper des personnes qui sont sur le point d’achever leurs assiettes. Nous le laissons à ces marmites.

Rose Munjongue, à Paris.

« Corry Denguemo fait trembler l’Etage »

10/14/12

En concert à Paris jeudi dernier, l’ex-sociétaire du groupe Macase a présenté les prochaines couleurs de son futur album solo, dans une salle comble.

« Mbarga » l’ombre de Corry Denguemo.

 » Eeh eh. Eeh eh. Eeh eh. À Man e kan. Chantez avec moi  » À l’invitation de la chanteuse sur le titre « Mbarga », la centaine de mélomanes présents ce soir, rue du Faubourg dans le 10eArrondissement de Paris ne se fait pas prier. Debout face à la scène, ils reprennent en chœur ces paroles qui résonnent dans les régions profondes du centre et du sud Cameroun. »Eeh eh. éeh eh eh eh »à Man Ekan » Entendez  » « Est ce que les Bétis sont là ».  Corry. D y dénonce l’irresponsabilité de certains géniteurs « Si tu vois que tu ne peux pas t’occuper d’un enfant, n’en fais pas » lance-t-elle. La musicienne chante aussi l’Afrique avec son grain de sel et tire sur ces jeunes de plus en plus insolents. Parmi les titres que l’artiste déroule en exclusivité, il y a : I’ll be gone, Bomba, Bando, Ayom, Na ala et Afiri.

Ce soir à « L’étage », le nom du restaurant-cabaret dans lequel Corry Denguemo et ses musiciens donnent la voix, c’est retour aux sources pour beaucoup « J’ai l’impression d’être au Cameroun à écouter du Bol- Bikutsi et de l’Assiko » confie, joyeux, un camerounais à son voisin parisien. Et on peut le comprendre, car les rythmes saccadés distillés par la guitare du Béninois Phillipe Odjé, la basse de Maurice Biyong embarquent de force le public dans les tréfonds du Cameroun et en Afrique de l’ouest.

Castagnettes et cruche en main, la chanteuse au crane dégarni se déhanche avec énergie. Corry Denguemo fait tout pour montrer qu’elle est restée attaché à ses terres, à sa culture, à son style, voire à sa longue expérience au sein du groupe Macase. La note qui apporte une touche de fraîcheur à sa musique est à coup-sur le «  Chaïms », percussions latino-américaines dont L’artiste Williams Ombé joue avec dextérité.

L’ambiance bonne enfant taie les fausses notes.  Pour la soutenir durant ces deux heures de show, on voit bien que Charlotte Dipanda, Kareyce fotso, Ambroise wally Nkama et Lokua Kanza ont effectués le déplacement. L’artiste en est visiblement flattée. On entendra encore parler d’elle le dimanche 21 octobre prochain, dans le cadre d’un festival baptisé Afro&Co.

        Rose Munjongue, à Paris

Micro-Trottoir

10/11/12

Actuellement en stage au Centre de Formation et de Perfectionnement des journalistes  de Paris, Trois journalistes étrangers partagent leurs expériences sur la pratique de la déontologie dans leurs Pays respectifs.

              « Les journalistes  font amis amis avec les hommes politiques »
       Ifrikia Kengué, journaliste congolaise de la presse indépendante.
                                                                    

L’avenir qui sait?


Quand on sort de la fac, on a toutes les notions de déontologie en tête mais une fois  sur le terrain, ça change. Chez moi, les journalistes n’ont pas de statut particulier, ils sont fonctionnaires pour la plupart. Pour arrondir les fins de mois, ils sont obligés de faire amis amis avec les hommes politiques.
                                   » Haro sur les journalistes »
Dialtabé Samba Diop, journaliste mauritanien au quotidien de Nouakchott.

La plume alerte

Je vis dans un pays où les droits de l’homme ne sont pas respectés par les autorités.Les journalistes sont souvent victimes de la répression des forces de l’ordre, pis encore le Conseil National des Droits de l’homme et le Ministère de la Communication ne font rien pour les aider, n’en parlons pas de la haute autorité de la presse et de l’audiovisuel.  En plus, on a pas une école de journalisme capable de former de bons journalistes. Ceux qui exercent le métier sont des enseignants. Ils sont formés sur le tard. C’est très difficile.

                         « La Déontologie au cimetière des moldaves »

Zinaïda Neznaico, journaliste moldave de la presse électronique.

Quel Gâchis!!!

En Moldavie, les journalistes ne respectent pas les règles de la déontologie. Ils font des erreurs dans leur quête de l’information et dans la confrontation des sources. Beaucoup de médias appartiennent aux hommes politiques. En plus, c’est tout le monde qui veut diffuser l’information à scandale en premier, sans jamais vérifier.

     

             Propos recueillis par Rose Munjongue à Paris